Ecrit par : Bernard Béguin le 03/08/2017 - Lu : 240 fois - Commentaire : Aucun
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Démissionner et après… le portage salarial, une solution !

56% des ruptures de contrats en CDI en 2016 sont dues à des démissions, selon le Journal du Net. Le phénomène a d’ailleurs retenu l’attention de l’actuel gouvernement qui en avait fait un de ses thèmes de campagne.

Pourquoi les salariés démissionnent-ils ? Quelles sont les obligations du salarié et de l’employeur en cas de démission ? Comment construire un nouveau projet professionnel après ce choix ?

Et si le portage salarial permettait de rebondir vers un nouvel horizon : travailler pour soi.

Sources : journaldunet.com et service-public.fr

Les principales causes de démission

Les démissions liées à des obligations ou choix personnels (suivi du conjoint, éducation d’un enfant, reprise ou création d’entreprise) nourrissent depuis longtemps les statistiques des ruptures de CDI. Par contre, le mal-être au travail, encore tabou il y a une vingtaine d’années, amène de plus en plus de salariés à démissionner.

L’enquête réalisée par l’institut Think pour Great Place to Work en 2014, révèle que 48% des interrogés déclarent être soumis à des niveaux de stress très importants et 17% se considèrent potentiellement en burn out.

En 2015, Virginie Loye (formation RH Cegos) déclare lemonde.fr que « 72% des salariés et 79% des managers évaluent leur niveau de stress à 7 et + sur 10 ».

Les causes de ce mal-être sont nombreuses : pression, surcharge de travail, objectifs assignés de plus en plus durs, concurrence entre collègues, mais aussi absence d’autonomie, stagnation, manque de reconnaissance, hiérarchie trop forte, manque de vision sur l’évolution de carrière et sur les objectifs de l’entreprise, conflit entre l’éthique personnelle et la réalisation des tâches…

Quand trop, c’est trop, la démission devient une solution d’urgence pour ne pas finir en burn out. Après la prise de conscience, vient la nécessité de bien préparer sa sortie de l’entreprise. Alors comment faire pour mettre un terme à son CDI ?

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Démission ou rupture conventionnelle de contrat ?

Il faut bien distinguer la démission de la rupture conventionnelle de contrat.

La démission

Elle est un choix unilatéral du salarié qui décide de mettre fin à son CDI et qui n’a pas besoin d’être motivé. Bien qu’il soit plus prudent de présenter sa démission par lettre recommandée avec AR, le salarié peut signifier également sa démission oralement à son employeur selon les textes de loi. Les salariés en CDD ne peuvent démissionner qu’à certaines conditions (accord préalable écrit par l’employeur ; durant la période d’essai ou pour un CDI proposé par une autre entreprise).

Une démission ne donne généralement pas le droit à des indemnités légales sauf dans certaines conditions : quand l’employeur décide de dispenser le salarié de son préavis qui est habituellement obligatoire (montant égal au préavis si il avait été effectué). Le préavis n’est pas obligatoire dans deux cas de figure : vous démissionnez pendant votre grossesse ou pour élever un enfant ou à la fin d’un congé pour créer votre entreprise.

La rupture conventionnelle

C’est une rupture du contrat à l’amiable décidée et définie d’un commun accord par le salarié et l’employeur et qui ouvre droit à des indemnités. Elle obéit à des règles strictes : entretien(s) préalable(s) entre les parties, chacune pouvant être assistée par un tiers, définition des conditions de cette rupture, rédaction d’une convention de rupture qui devra être homologuée par la Direccte dans les 15 jours ouvrés à réception.

Quand une rupture conventionnelle est négociable, elle est selon moi préférable à une démission (sauf cas particuliers).

La démission donne-t-elle le droit à l’Allocation de Retour à l’Emploi ?

Pôle Emploi considère une démission légitime dans les cas suivants :

  • Déménagement : pour suivre son compagnon ;après un Pacs ou un mariage ; en cas de violences conjugales ; ou si votre enfant handicapé est placé dans une structure éloignée.
  • Non-paiement du salaire (attention il faut entamer une procédure devant les Prud’hommes avant la démission)
  • Violences physiques, harcèlement au travail (dépôt de plainte)
  • Création ou reprise d’entreprise sous certaines conditions
  • Service civique ou volontariat
  • Formation sous certaines conditions

Ces cas ouvrent droit à des allocations de retour à l’emploi. Si la démission n’est pas considérée comme légitime, une demande de réexamen du dossier par la commission paritaire régionale compétente peut-être demandée après 121 jours de chômage.

Après une démission, il rebondit en portage salarial

Une démission liée au mal-être au travail est un moment douloureux, mais elle peut aussi être un vrai déclencheur pour rebondir et choisir une nouvelle voie professionnelle .

Certains choisissent de retrouver un emploi plus conforme à leurs attentes, d’autres en profitent pour créer leur propre activité. C’est le cas de Richard P.

Aujourd’hui formateur en portage salarial il a négocié en 2017 une rupture conventionnelle de contrat après 15 ans de travail dans une structure d’animation et d’éducation populaire : « le sentiment de faire du sur place depuis des années, la nouvelle organisation de la structure avec des valeurs que je ne partageais plus du tout et une mauvaise entente avec le nouveau directeur m’ont poussé à faire un choix. J’ai réussi à négocier une rupture conventionnelle de contrat au lieu de démissionner. Aujourd’hui, je me lance dans mon projet de formation et je choisis le portage salarial pour vivre librement la vision que j’ai de l’animation et ce sur un pied d’égalité avec mes clients. Ce n’est pas facile de choisir l’autonomie. Cela engendre d’autres stress mais c’est un formidable sentiment de liberté. J’ai enfin l’impression d’avancer. »

Les atouts du portage salarial pour changer de voie professionnelle

Le portage salarial est un régime intéressant pour ceux qui souhaitent tester leur projet professionnel ou travailler pour soi. Il permet d’exercer une activité dans les métiers de la prestation de services intellectuels : consulting, formation, traduction et interprétation. Chez MISSIONS-CADRES, près de la moitié des professionnels en portage salarial viennent du salariat classique (41% de demandeurs d’emploi, 13% de salariés).

Parce que le portage conjugue l’autonomie de l’indépendant et tous les avantages sociaux du régime du salariat, il rassure les porteurs de projets. Ils peuvent se lancer sans risques fiscaux, sans limitation de CA contrairement à l’auto-entreprise, et cumuler les missions qu’ils décrochent avec leur Allocation de Retour à l’Emploi (selon certaines conditions). Le portage salarial permet de se centrer sur son cœur de métier, le quotidien administratif étant pris en charge par la société de portage.

Pour Remy C., consultant en développement commercial, l’expérience du portage salarial, après 25 ans de carrière comme cadre dans la métallurgie est une vraie plus-value. « Aujourd’hui, même si un poste se libérait dans ma branche, je resterai en portage salarial. C’est une liberté de vie, sans la contrainte d’une hiérarchie ou d’une direction qui me fixe des règles et des méthodes de travail avec lesquelles je n’ai pas toujours été en accord ».

Pour en savoir plus sur le portage salarial et pour vous aider à construire votre projet, contactez MISSIONS-CADRES, au 04 50 36 70 97 pour un entretien personnel et gratuit.

Illustration : © Andrey Popov - Fotolia

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