Ecrit par : Bernard Béguin le 24/11/2016 - Lu : 571 fois - Commentaire : Aucun
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Et si vous deveniez chef du bonheur free-lance ?

Le boulot… la bête noire des français ? Le taux de satisfaction au travail mesuré par le baromètre IPSOS-ENDERED place la France au 12 ème rang sur un panel de 15 pays.

Et pourtant de nouveaux modèles de management conjuguant bonheur et travail fleurissent aux quatre coins de l’hexagone avec l’émergence d’un nouveau métier : chef du bonheur ou encore « chief happiness officer ».

Non ce n’est pas le gadget business façon GO du Club Med, mais bien un changement de fond au profit de la productivité et de l’image citoyenne des entreprises. De quoi réfléchir à sa reconversion professionnelle en portage salarial.

Le management du bonheur made in USA

La fonction a vu le jour il y a 4 ans dans le cercle très progressiste et créatif des start-up américaines de la Silicon Valley. C’est le vendeur de chaussures en ligne Zappos qui est le premier à avoir créé un poste de responsable du bonheur des salariés.

Les start-up françaises comme Morning (anciennement Payname), BlaBlaCar ou A Little Market ont emboîté le pas. Aujourd’hui, le management du bonheur s’installe dans des entreprises plus classiques même s’il est en forte progression dans les jeunes sociétés du numérique. Même le Ministère de la Santé belge a franchi le cap !

Chef du bonheur en entreprise, un nouveau métier

Ces entreprises où travail rime avec bien-être

Great Place To Work est un institut indépendant qui récompense chaque année les entreprises où il fait bon travailler. Les 5 premiers lauréats avec plus de 500 salariés sont Davidson consulting, Mars France, Solucom, DECATHLON et Square. Les enquêtes réalisées auprès de leurs salariés sont sans appel : 79 % se rendent au travail avec plaisir et 86 % sont fiers de leur appartenance à leur société.

Du bonheur à la performance

Selon Happyformance, un cabinet de consulting français, spécialisé dans le management du bien-être au travail : « Le coût global du désengagement des collaborateurs aux États-Unis est de 350 Milliards de dollars (enquête Gallup, 2012). » Toujours selon le même cabinet, « un collaborateur heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent, 31 % plus productif et 55 % plus créatif ».

Le bien-être au travail est un enjeu majeur pour la performance et la stratégie des entreprises à plusieurs titres :

  • Fidéliser et garder des collaborateurs recherchés face à un environnement hautement concurrentiel, notamment dans le domaine des nouvelles technologies.
  • Répondre aux attentes de la génération Y qui demande un management plus convivial.
  • Augmenter la productivité et la qualité de service en offrant des conditions de travail propices mais aussi en travaillant à un modèle de management plus collaboratif.
  • Souder les équipes et faciliter la communication
  • Partager une même culture et développer le sentiment d’appartenance
  • Développer son image et sa notoriété à la fois en interne et à l’externe.

La convivialité, partie émergée de l’iceberg

Organiser un espace de travail agréable, proposer des animations régulières comme des petits déjeuners, des activités sportives et de santé bien-être, réunir les troupes lors d’un séminaire, créer des espaces pour les micro-siestes, fêter les anniversaires des collaborateurs sont les parties sexy et émergées de la fonction.

Derrière ces actions de convivialité, c’est une véritable méthode de diagnostic avec la mise en place d’indicateurs de bien-être au travail qui doit être mise en place pour identifier les problèmes d’organisation, de management avant d’amorcer un changement de culture managériale. Faire évoluer les vieux réflexes tout en confortant le middle management dans sa position est un processus long et complexe à mettre en place et qui demande une entière collaboration de la direction. Mais le changement en vaut la chandelle, puisqu’en moyenne, les entreprises qui franchissent le pas augmentent leur productivité de 30 % en moyenne.

CHO, une reconversion professionnelle pour qui ?

Cette profession émergente n’est pas encore codifiée. Elle attire en priorité les profils ressources humaines; communication interne et community management.

Mais au-delà des compétences, ce sont aussi des savoir-êtres qui sont particulièrement recherchés : excellent relationnel, empathie, écoute, optimisme, capacité à fédérer et forcément bonne humeur !

Devenir consultant chargé de bonheur en portage salarial

Les cabinets de consulting spécialisés se positionnent d’ores et déjà sur le marché avec une offre tant sur le plan du diagnostic, que du modèle à mettre en œuvre en fonction des demandes spécifiques des entreprises. Les consultants en free-lance se spécialisent également et font valoir l’intérêt de faire appel à un professionnel externe.

Chez MISSIONS-CADRES, nous avons beaucoup de professionnels en portage salarial, spécialistes en RH, coaching ou en communication qui pourraient se convertir dans cette nouvelle activité.

Pour les entreprises, externaliser la mission de CHO peut avoir plusieurs avantages comme :

  • différencier le management RH classique interne et le management plus spécifique du bien-être au travail,
  • avoir l’apport en phase diagnostic et mise en place d’outils, d’un regard professionnel extérieur,
  • éviter les surcoûts liés à la création d’un poste en interne.

Où se former ?

Des sociétés se spécialisent dans la formation de Chief Happiness Officer. Elles proposent des programmes centrés sur la prévention des risques psychosociaux, l’étude quantitative de la qualité de vie au travail, l’écoute active, la gestion des émotions ou du stress, l’ergonomie, etc.

Illustrations : © Coloures-pic et Kurhan - Fotolia

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