Ecrit par : Bernard Béguin le 05/11/2014 - Lu : 1 678 fois - Commentaire : Aucun
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Nos formateurs portés ont du talent : Catherine Puchaux

Initialement psychothérapeute et professeur de philosophie, Catherine Puchaux a choisi de devenir formatrice à l'âge de 38 ans. Après avoir testé plusieurs statuts professionnels, elle s'est finalement tournée vers le portage salarial pour exercer son métier. Aujourd'hui, elle nous livre la passion et les contraintes de son métier exercé dans un contexte international riche et complexe.

De la philosophie à la formation professionnelle, votre parcours est-il une évidence pour vous ?

« A 48 ans, mon activité de Consultante / formatrice est le résultat d'un parcours riche en expériences et en rencontres. De métier, je suis initialement psychothérapeute et professeur de philosophie. C'est à 38 ans que je me suis lancée dans la formation en devenant salariée d'un centre de formation où j'intervenais sur des stages en communication interpersonnelle et en psychologie. C'est aussi à cet âge, que j'ai débuté mes déplacements dans les DOM-TOM. La Guyane reste pour moi le souvenir le plus multiculturel. L'immersion dans l'adaptation et la rencontre.

Après trois ans, j'ai démissionné pour intégrer un centre d'enseignement supérieur industriel et international qui m'a proposé des missions de formation d'abord en tant que vacataire, puis libérale en Algérie. »

Quelles sont vos missions de formation aujourd'hui ?

« Je suis missionnée pour intervenir en tant que consultante et formatrice pour un grand groupe automobile ayant une filiale en Algérie. Je suis en charge de développer et de guider les leaders de l'entreprise dans leurs fonctions managériales et d'interagir avec les directives de la société.

Je propose des modules de formation créés par mes soins sur des sujets variés et adaptés aux besoins de l'entreprise et surtout à sa politique d'entreprise ; comme la Transversalité, la Gestion de projets et le coaching. En ce moment, je travaille sur de nouveaux stages sur le thème de l'interculturel avec l'utilisation de techniques thérapeutiques. Je propose également des approches en analyse transactionnelle et il m'est arrivé de faire travailler les cadres en séances d'hypnose pour mieux gérer leur stress. J'exerce ces missions depuis 11 ans comme partenaire exclusive en Algérie. »

Quelles sont les difficultés rencontrées pour exercer votre mission de formatrice dans ce contexte international ?

« Devenir formatrice en mission dans ce pays relève de deux grands prérequis : la connaissance des différents aspects et codes culturels et religieux du pays et une véritable capacité à s'adapter qui passe par l'écoute et l'étude. J'ai envie de préciser qu'il faut ressentir de l'empathie authentique, de l'amour de l'humain.

Les questions de protocole y sont très importantes. Ce qui m'a aidé à m'adapter, c'est le fait d'avoir intégré une famille native du pays, et ce, dès mon arrivée dans le pays. Ils m'ont initiée à toutes les nuances protocolaires et aux codes qui régissent l'ensemble des relations entre individus et aussi entre groupes de différentes régions. On ne mange pas le même couscous à Alger qu'à Constantine. L'Algérie est riche de son contexte régionaliste. A travers mes interventions sur tout le territoire, j'ai appris de chacun et je les en remercie. C'est un échange qui permet l'initiation et surtout, la compréhension ».

Comment expliquez-vous votre réussite dans la durée ?

« Mon travail de lecture et de rencontre avec les gens et mon métier de thérapeute m'ont appris la première des clés de l'adaptation : l'écoute des autres, de ce qu'ils disent mais aussi de ce qu'ils taisent ou font passer par la communication non verbale. J'ai réussi à me faire accepter en tant que formatrice même auprès de professionnels, anciens militaires de carrière : c'est une affaire de précision dans les propos et de maîtrise de chaque geste codifié. Plus encore, c'est une affaire de cœur. L'Algérie est un pays traditionaliste et régionaliste. Le fonctionnement social réclame du cœur et l'appartenance au groupe, l'implication et la responsabilisation de chacun dans la bonne tenue de son rôle. Le respect de ces codes, formalise l'équilibre social. »

En 2009, vous avez choisi le statut du portage salarial, pourquoi ?

« Avec mes fréquents déplacements, le statut en profession libérale était compliqué car je devais gérer trop d'administratif. J'ai aussi essayé d'autres statuts comme celui de l'auto-entrepreneur en 2008. J'ai rapidement abandonné car ce statut à mes yeux ne permet pas une véritable intégration socio-professionnelle.

En 2009, j'ai choisi de passer en portage salarial initialement dans une société à Annecy. Au moment de sa fermeture, ils m'ont conseillé MISSIONS-CADRES. Je n'ai pas trouvé mieux !

Je reçois un vrai soutien personnalisé pour mener mes affaires. J'ai une totale confiance dans la gestion transparente de la comptabilité faite par MISSIONS-CADRES. De plus, j'obtiens une fiche de rémunération avec les avantages du régime du salariat. C'est un plus en cas de pépin en Algérie. Une vraie garantie car on ne sait pas de quoi sera fait demain dans ce pays où je suis en mission 15 jours par mois en moyenne. MISSIONS-CADRES, c'est aussi un réconfort car je suis soutenue professionnellement.Je peux me consacrer à 100 % à mon métier, créer, construire, développer. Lorsque je rentre en France, je peux me régénérer du stress accumulé. »

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