Ecrit par : Bernard Béguin le 26/04/2013 - Lu : 1 523 fois - Commentaire : 1
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Nos traducteurs portés ont du talent !

Si l’image idyllique des voyages aux quatre coins du monde est souvent associée aux secteurs de la traduction et de l’interprétation, qu’en est-il dans la réalité ? Quelles sont les exigences de ces métiers souvent exercés par des prestataires indépendants ?

Mireille Renaud-Mallet, traductrice-interprète témoigne de son parcours et de sa vocation.

Elle revient également sur son choix d’être en portage salarial avec MISSIONS-CADRES

Pourquoi avez-vous choisi de devenir traductrice-interprète ?

« D’origine franco-malgache, j’ai appris dès l’enfance à jongler avec plusieurs langues. Cette gymnastique formate le cerveau et m’a certainement prédisposée à choisir les métiers de l’interprétation et de la traduction. »

Quel parcours de formation avez-vous suivi ?

« Après un bac A1, je me suis lancée dans une prépa littéraire en normale sup. Bien qu’admissible, je ne souhaitais pas devenir professeur. Je me suis alors recentrée sur des études supérieures de langues vivantes. J’ai passé un DEA d’anglais avec un sujet en sociologie pour mémoire : " le consumérisme, ses implications économiques et socio-politiques ". Parallèlement, j’ai obtenu une licence en allemand. »

Vous êtes-vous immergée dans un pays anglo-saxon après vos études ?

« Je suis partie un an à Auckland en Nouvelle Zélande où j’ai exercé comme professeur de français à l’université. Je donnais aussi des cours privés d’anglais et d’allemand. C’est sur place que j’ai commencé mes premières missions de traduction et d’interprétation. »

Quels sont vos domaines de spécialité en traduction ?

« De retour en Europe, j’ai trouvé un poste de traductrice dans une banque d’affaires à Luxembourg Ville. Je me suis spécialisée en traduction légale et financière : contrats, fonds d’investissements, opportunités des marchés émergents. De retour en France, j’avais besoin d’un diplôme spécifique pour exercer comme traductrice. Je l’ai passé à l’université américaine de Paris avec, comme options, les traductions légale, financière et technique, du français (langue source) vers l’anglais (langue cible). Par la suite, j’ai acquis une expertise dans la traduction de manuels de fonctionnement de progiciels de gestion (production, comptabilité analytique et financière, RH).

Finalement c’est le monde de l’entreprise qui est le fil conducteur de ma carrière de traductrice-interprète. Passer de l’étude de Shakespeare à la compta analytique, c’est comme sauter d’une planète à l’autre et pourtant il y a un vrai apport intellectuel ! »

Quelles sont les grandes exigences de la traduction ?

« Outre le bilinguisme, la traduction comme l’interprétation supposent un grand travail de préparation. Dans mon cas, je dois entrer en profondeur dans les domaines de l’entreprise. Je suis à l’université permanente ! Je consolide et complète mes compétences au quotidien. Si j’interviens en tant qu’interprète sur une conférence dans le monde médical, je dois connaître l’état des recherches, le sujet, le contexte. »

Et quelles sont pour les qualités d’un interprète de conférence ?

« Un bon interprète est un interprète transparent ! On ne doit pas sentir qu’il est présent. Au fin fond de la Camargue ou dans une cabine, ce n’est pas le moment d’apprendre ! Une très bonne connaissance des langues de travail doit toujours être doublée d’une parfaite préparation au domaine que l’on va interpréter. »

Vous êtes passée d’un statut d’indépendante au portage salarial. Pourquoi ?

« J’ai choisi le portage salarial car l’administration pèse lourd. J’ai déménagé en 2010 et la gestion du changement des caisses de tutelles était devenue un plein temps en soi. J’avais eu une première expérience du portage salarial en 2004, j’ai décidé d’y revenir. Je ne voulais plus être ma propre secrétaire. J’avais l’impression de tourner le dos à mon cœur de métier.

L’accompagnement personnalisé de MISSIONS-CADRES et la transparence de leurs services me conviennent parfaitement. Ils sont vigilants à ma place et c’est très bien ainsi. »

1 commentaire :

Ecrit par Louise Péron du site http://twitter.com/LSPTranslation
Le 01/05/2013 à 09h21

Merci de faire découvrir notre métier avec cet article intéressant. Cependant, la traduction n’exige absolument pas d’être bilingue. Un bon traducteur est avant tout une personne qui excelle dans sa langue maternelle.

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