Ecrit par : Bernard Ginhoux le 08/11/2012 - Lu : 507 fois - Commentaire : Aucun
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Second précepte de Bernard Ginhoux pour réussir en portage salarial

Comment réussir dans son activité d’indépendant ou ne pas s’engager sur des chemins sans issues ?
En portage salarial chez MISSIONS-CADRES depuis 6 ans, Bernard Ginhoux, conseil en stratégie commerciale a le bon mot pour formuler le bon conseil… 

Son second précepte de terroir nous rappelle le bon sens à suivre pour développer son affaire.

Précepte n°2 : « En période facile, on ratisse large, en période difficile, on laboure profond ! »

« C’est ce que me disait le père Payaud, le métayer de ma grand-mère.

Traduction pour les urban business men and women : lorsque vous êtes dans une économie qui s’éclate avec 5% de croissance, vous pouvez papillonner sur plusieurs marchés. L’empreinte de la concurrence est faible et le plus petit effort de communication produit des retours !

Sauf que l’économie joyeuse est loin !

En période difficile, on doit concentrer ses efforts sur un marché pour s’ancrer et ensuite pouvoir créer des ressources pour attaquer d’autres marchés.  »

Du golf au sumo, l’art de ne pas s’y méprendre

« Dans les années 80, j’ai vécu deux expériences passionnantes sur un marché mondial tendu :

  • Un industriel du ski a copieusement engueulé un consultant quand il lui a proposé de se diversifier dans le golf car son objectif était d’être leader sur son marché. Un an plus tard, le même consultant lui a fait acheter le leader mondial des clubs bois métal. Des années plus tard, il devenait leader mondial des clubs de golf et revendait son groupe dans d’excellentes conditions.
  • Deux ans plus tard, je conseillais et formais des cadres de SONY. Akio Morita, co-fondateur du groupe avait fait réaliser un film pour sensibiliser ses cadres marketing. Un Sumo Tori essaye de fendre une buche avec une hache coté large et n’y arrive pas. Un jeune judoka de 7 ans l’écarte et lui montre qu’en utilisant le fil de la lame plutôt que le dos, on arrive rapidement et sans efforts à un résultat spectaculaire. En fin de démonstration, le fondateur a simplement demandé à ses area managers de faire de même : ne pas promouvoir toutes les gammes de produits (son, image, supports magnétiques, accessoires… en même temps mais concentrer leurs budgets humains et financiers sur une gamme de produits pour s’ancrer sur le marché. »

Comment faire quand on n’est pas Akio Morita ?

« Il est bon de commencer pas son propre département avant d’aller prospecter à 300 kms…

Choisissez un ou deux codes APE/NAF, épuisez-les avant de passer à autre chose, bien sûr dans un domaine que vous maîtrisez.

Vous avez le vocabulaire du métier, vous connaissez les leaders, les préoccupations du moment, la législation…

Vous faites partie de la profession et vous pouvez vous construire votre réseau.

Une autre approche consiste à exploiter à fond une même filière : machine à injecter, granulés, fabricantes de pièces pour l’automobile.

Bref, c’est la crise, alors je vous conseille de labourer profond ! »
 

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