Ecrit par : Bernard Béguin le 21/02/2017 - Lu : 151 fois - Commentaire : Aucun
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Travailler en portage salarial pour compléter ses droits à la retraite

Hausse des cotisations et augmentation de l’âge légal de départ à la retraite, l’horizon des plus de 50 ans s’assombrit sans véritable plan de maintien dans la vie active en contrepartie.

Trouver un emploi après 55 ans reste trop souvent un parcours du combattant.

Le portage salarial peut être une solution pour rebondir et poursuivre sa carrière afin d’obtenir une retraite à taux plein et éviter aussi le système du bonus-malus mis en place par l’ Agirc et par l’Arrco.

Quel est l’âge légal de départ à la retraite ?

Aujourd’hui, l’âge minimal d’ouverture du droit à la retraite est de 62 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1955. La possibilité d’un départ anticipé est prévue dans certains cas : carrière longue, handicap, pénibilité.

Pour prétendre à une pension complète, vous devez avoir cotisé entre 162 et 172 trimestres selon votre date de naissance : 1950 = 162, 1955 = 166, 1968 = 170 et à partir de 1973 = 172, soit 43 ans d’activité.

Si vous avez entre 62 et 67 ans, vous pouvez demander votre retraite même sans avoir acquis le nombre de trimestres suffisant mais vous subirez alors une décote sur le montant de votre pension.

Pour valider un trimestre en 2017, il faut avoir gagné au moins 1 464 € contre 1 450,50 € en 2016. Le montant de votre rémunération mensuelle est prise en compte dans la limite du plafond de la sécurité sociale : soit 3 269 € en 2017 équivalent donc à la validation de deux trimestres et pas plus, même si votre salaire est plus important.

Les périodes de chômage (à condition de percevoir une allocation), d’arrêt maladie, de congé parental ou de service militaire, le fait d’avoir des enfants ouvrent également des droits à des trimestres supplémentaires.

Pour en savoir plus, un site pratique et clair existe sur la retraite.

Cumuler retraite et portage salarial

Un système de bonus malus pour les retraites complémentaires

En plus de la Sécurité sociale, les salariés du secteur privé cotisent tous pour leur régime de retraite complémentaire à l’Arrco (les cadres cotisent en plus à l’Agirc).

Face aux déficits records de ces deux régimes (plus de 3 milliards d’euros), un plan de sauvegarde a été mis en place. Il se traduit par un système de bonus-malus qui entrera en vigueur en 2019. En clair, à compter du 1 er janvier 2019, un salarié né à partir de 1957 et disposant de tous ses trimestres, subira une décote de – 10 % sur sa retraite complémentaire pendant 3 ans s’il décide de partir à la retraite avant l’âge légal de 67 ans. En cas de trimestres manquants, c’est le système de décote classique qui est mis en place.

Si ce même salarié travaille un an de plus, pas de décote négative. S’il travaille deux ans de plus : une majoration de + 10 % lui est accordée pendant un an ; pour trois ans d’activité supplémentaire : + 20 %, pour quatre ans d’activité : + 30 %.

Ne sont pas concernés par ces dispositions : les retraités à faible pension exonérés de la CSG, les travailleurs handicapés (incapacité à 50 % et plus) et les aidants familiaux.

Travailler plus longtemps est-ce possible ?

Toutes ces mesures (auxquelles s’ajoutent une hausse régulière des cotisations et des revalorisations de retraite de plus en plus rares et faibles) allongent inexorablement la durée du temps de travail des actifs. Désormais, on peut travailler hormis les cas de départ anticipé, jusqu’à 70 ans sans qu’un employeur puisse nous mettre d’office à la retraite.

Mais est-ce que cet allongement de la durée du travail est compensé par un vrai plan de maintien des seniors dans l’emploi ?

Selon le Ministère du travail, la tranche d’âge des 55-64 ans représente 60 % des chômeurs de longue durée début 2016, même si le taux d’emploi de cette catégorie d’âge se dynamise avec 50,7 % d’actifs seniors en activité. De nouvelles mesures en faveur de l’accès à l’emploi comme l’aide à l’embauche d’un demandeur d’emploi de plus de 45 ans se développent sans pour autant inverser durablement la courbe du chômage des seniors.

Face à cette réalité, comment rebondir lorsqu’on est au chômage à 55 ans ? Travailler en portage salarial peut-être une solution.

Les 4 avantages du portage salarial pour les seniors

  1. Le portage salarial est une forme de travail adaptée aux prestataires de services, consultants, formateurs, créatifs dotés d’une forte expertise ; ce qui est souvent le cas des actifs seniors.
  2. Le statut conjugue l’autonomie de l’indépendant et le régime protecteur du salariat. Il apporte une vraie souplesse à un professionnel senior qui dispose en général d’un réseau important et qui peut retrouver de l’employabilité en trouvant des missions de consultant dans son domaine d’expertise.
  3. Durant son activité en portage salarial, qu’elle soit à temps plein ou à temps partiel, le senior porté continue de cotiser au régime de la sécurité sociale, à la retraite complémentaire, à l’assurance maladie, à pôle emploi et à un régime de prévoyance (chez MISSIONS-CADRES) comme tout salarié classique.
  4. Contrairement à une profession libérale, la fiscalité n’est pas un frein pour se lancer dans la mesure où les charges salariales et patronales ne sont payées qu’au prorata du montant réel de la mission effectuée.

Cumuler portage salarial et retraite

Depuis 2009, les conditions du cumul d’un emploi et de la retraite se sont fortement assouplies et permettent à la plupart des jeunes retraités de compléter leur pension avec une activité professionnelle. Le portage salarial est une alternative intéressante dans ce cas, car il donne une réelle autonomie au senior et de la souplesse.

Deux cas de figure existent :

  • Le cumul libéralisé, si les conditions suivantes sont respectées :
    • à partir de l’âge légal de la retraite à condition d’avoir le nombre de trimestres suffisant pour prétendre à une pension complète du régime général.
    • entre 65 et 67 ans selon sa date de naissance.

Dans ce cas, le délai de 6 mois avant de reprendre une activité chez le dernier employeur et le plafond du cumul des ressources sont levés.

  • Le cumul plafonné, si les conditions précitées ne sont pas remplies. Dans ce cas, le cumul du salaire et des pensions de base et complémentaires ne doit pas dépasser le montant du dernier salaire (revenu moyen des trois derniers mois civils d’activité) ou 160 % du SMIC horaire. Dans ce cas, le senior devra attendre 6 mois à partir de la liquidation de la retraite pour reprendre une activité chez son ancien employeur.

Pour connaître le détail des formalités : travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/mesures-seniors/article/cumul-emploi-retraite

Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez MISSIONS-CADRES au 04 50 36 70 97.

Illustrations : © carlosseller et nyul - Fotolia

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