Ecrit par : Bernard Béguin le 27/11/2017 - Lu : 311 fois - Commentaire : Aucun
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Idées reçues sur le portage salarial : info ou intox ?

Après des années d’existence presque confidentielle, le portage salarial gagne en notoriété dans un environnement économique où la flexibilité, le cumul des statuts et l’envie d’indépendance gagnent du terrain.

Pour autant, des idées reçues persistent face à une méconnaissance du statut du portage ou à des informations quelques fois contradictoires sur internet.

Bernard Béguin, secrétaire général de MISSIONS-CADRES revient sur les principales idées reçues sur le portage salarial recensées au cours de ses nombreux entretiens avec des portés potentiels.

Le portage salarial coûte cher : vrai ou faux ?

B. Béguin : « C’est vrai et faux à la fois. Tout dépend de la base réaliste de comparaison… Les deux statuts que l’on compare le plus souvent (et à mon avis à tort) sont celui du micro-entrepreneur et du porté salarié. La majorité des candidats à l’indépendance s’arrête à un seul aspect comparatif, le coût fiscal du régime. Oui, la micro-entreprise coûte fiscalement 25,5% pour les prestations de services dites libérales et le portage salarial près de 40%. Mais la vraie question est pour quels services et pour quelle sécurité ?

Le coût du portage salarial est une forme d’investissement sur le long terme. Cotiser aux avantages du régime social du salarié avec les mêmes droits à la sécurité sociale et au chômage sont une forme de placement. Le micro-entrepreneur cotise au régime des indépendants avec ses limitations. Mieux vaut être sûr d’être en bonne santé et de ne pas compter sur sa retraite si on se lance en micro entreprise.

Le coût global du portage salarial inclut des postes qu’il faudra financer si vous optez pour d’autres régimes : la responsabilité civile professionnelle, les cotisations à la formation, les impôts locaux d’entreprise (même s’il s’agit de son domicile et au prorata du CA), la comptabilité, la prévoyance, la complémentaire santé, la formation continue, le contentieux en cas de non facturation.

Le portage salarial offre également une très grande liberté : pas de limite de CA, la TVA récupérable, le numéro agrément formateur chez MISSIONS-CADRES, 20% de temps administratif gagné, une trésorerie sécurisée puisque le porté est rémunéré avant la facturation finale de son client.

Au final, si on devait comparer à prestations égales, le portage salarial est moins couteux en argent, en temps et en énergie dépensée. »

Le portage salarial ne concerne que les cadres : vrai ou faux ?

B.B. : « C’est faux. La nouvelle convention sur le portage salarial ne fait pas mention de l’obligation d’avoir le statut cadre. Il faut juste être un professionnel reconnu avec une expérience réussie dans son métier de prestation intellectuelle et facturer un minimum ses prestations.Le statut cadre ou non est laissé au choix du professionnel en portage salarial. Chez MISSIONS-CADRES, seulement 20% des portés ont le statut cadre. Ceux qui le choisissent le font notamment pour des raisons de couverture sociale en cas d’arrêt maladie prolongé. »

Le portage salarial s’adresse aux chômeurs qui cherchent une voie de sortie : vrai ou faux ?

B.B. : « C’est faux. Ce préjugé tient à la création historique du portage salarial en France dans les années 90. A l’époque, ce sont des professionnels à haute valeur ajoutée au chômage qui ont réfléchi au meilleur moyen d’assurer leur reconversion professionnelle. Ils ont adapté le statut du portage salarial créé à l’origine en Grande-Bretagne pour cumuler indépendance et protection du régime du salariat.

Dans les faits, le portage salarial a conquis d’autres profils professionnels depuis ses débuts : des free-lance fatigués des obligations fiscales liées à leur statut initial, des porteurs de projets qui souhaitaient tester leur entreprise avant sa création, des salariés en recherche d’une activité complémentaire, des télétravailleurs, des séniors en retraite pour un complément de revenu et des jeunes diplômés.

Aujourd’hui chez MISSIONS-CADRES, la part de non chômeurs représente 1 porté salarié sur deux. »

Dans une société de portage, je suis un numéro de dossier parmi d’autres : vrai ou faux ?

B.B. : « Faux, enfin j’espère ! Sans préjuger du degré de qualité de service des 900 entreprises de portage recensées en France, je pense que c’est généralement faux. Dans tous les cas, c’est un critère de sélection avant de signer un contrat de portage avec une société. Rappelons que notre métier est la prestation de services et que nos clients sont les portés dans toute la diversité de leur profil et de leur métier.

Chez MISSIONS-CADRES nous appelons nos professionnels portés des collaborateurs (cum laborare signifie travailler avec). Nous avons donc des partenaires de travail et pas des clients lambda. Pour nous, chaque porté est unique, sa vie est unique et son projet l’est tout autant. Notre slogan ? Notre mission, porter la vôtre avec succès. Il ne s’agit pas d’engranger des taux de gestion qui se cumulent mais d’assurer le dialogue nécessaire pour le développement pérenne des professionnels en portage qui nous font confiance.

Nous gardons à l’esprit que le rendement au bas coût n’est pas notre stratégie de développement. Nous privilégions la qualité de service et surtout la proximité humaine avec une relation entièrement personnalisée, flexible et réactive, notamment dans les projets complexes à l’international.

Chaque collaborateur porté a son conseiller personnel et peut le contacter à tout moment pour toute question liée à son activité mais aussi à ses objectifs de développement et aussi en cas de difficulté personnelle.

Depuis des années, ce positionnement nous assure un taux de fidélité de nos portés de 7 ans en moyenne.»

Mes revenus doivent être importants pour prétendre au portage salarial : vrai ou faux ?

B.B. : « Faux. La nouvelle législation concernant le portage salarial fixe le salaire minimum d’un porté à 2380 € bruts pour un temps plein. Que se passe-t-il dans les faits ? C’est au temps passé et non à la facture que le revenu est calculé. Imaginons un professionnel qui facture 200 € mais pour deux heures de travail. Il est parfaitement éligible au portage salarial. »

Le portage salarial n’est adapté qu’aux consultants : vrai ou faux ?

B.B. : « Faux. Si le portage salarial attire 30% de consultants chez MISSIONS-CADRES, la profession est loin d’être la seule représentée. Le portage salarial est un statut ouvert à tout prestataire exerçant une profession intellectuelle. Chez MISSIONS-CADRES, nous accueillons des formateurs, des interprètes, des traducteurs, des créatifs, des secrétaires en télétravail… La diversité des métiers est vaste et permet à beaucoup de professionnels de choisir le statut dès lors qu’ils exercent pour le compte d’autres sociétés. »


Vous avez d’autres questions sur le portage salarial et les services de MISSIONS-CADRES ?

Contactez-nous au 04 50 36 70 97 !


Illustrations : © AMATHIEU & D-Plume - Fotolia

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