Ecrit par : Bernard Béguin le 22/05/2018 - Lu : 59 fois - Commentaire : Aucun
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Jeunes entrepreneurs, le portage salarial peut-il faciliter la réussite de votre projet professionnel ?

L’entrepreneuriat attire de plus en plus de jeunes actifs.

Selon l’agence France Entrepreneur, le nombre de créations d’entreprises par des jeunes a fait un bond majeur entre 2002 et 2014 : + 208% ! Ils sont 56% à déclarer un intérêt prioritaire pour la création de leur propre activité ou d’une entreprise.

Comment lever les freins qui demeurent notamment en termes de prise de risque ?Le portage salarial est-il une solution pour tester son projet de jeune créateur ou son employabilité ? Peut-on se lancer dès le diplôme en poche ?

Sources : Baromètre APEC Jeunes Diplômés - Penser l’emploi autrement – Groupe ADDECO - L’entrepreneuriat des jeunes- AFE, Agence France Entrepreneur

L’emploi en entreprise fait-il toujours autant recette ?

Les jeunes diplômés continuent à se tourner majoritairement vers le salariat pour une première expérience professionnelle. Selon le baromètre de l’emploi 2017 de l’APEC, les bac + 3et bac + 4 sont 92 % à trouver un emploi un an après la fin de leurs études.

Jeune entrepreneur

Pourtant ces chiffres engageants ne doivent pas cacher une mutation profonde en cours : le rapport à l’entreprise évolue. Il est aujourd’hui beaucoup plus distancié et nuancé chez les jeunes que chez leurs aînés. En cause, les changements profonds des dernières années avec la multiplication des contrats courts, le développement du télétravail et des outils internet. L’entreprise n’est plus perçue comme le premier lien collectif par les jeunes générations. Attirance pour un management par projet, recherche d’un approfondissement régulier des compétences, volonté de reconnaissance, l’entreprise doit aujourd’hui s’adapter à ces nouveaux profils, beaucoup plus volatiles et exigeants.

Un nouveau modèle de référence : l’entrepreneur

Aujourd’hui, un jeune sur deux souhaite à plus ou moins brève échéance créer sa propre activité ou son entreprise. Les principales raisons évoquées révèlent qu’il s’agit d’un vrai choix et non pas d’une option par défaut. Les jeunes ont une envie d’autonomie pour gérer leur carrière, ils souhaitent un autre rapport au travail que celui basé sur la subordination. Ils veulent rester maîtres de la gestion des différents aspects de leur vie.

Le portage salarial est-il adapté aux besoins des jeunes entrepreneurs ?

Il est fini le temps où le portage salarial était exclusivement dédié aux cadres séniors en recherche d’emploi. Depuis 20 ans, le portage salarial s’est ouvert à tous les profils d’entrepreneurs prestataires de services dans les professions intellectuelles.

Aujourd’hui le statut est choisi par des porteurs de projets, des entrepreneurs hommes et femmes, comme activité principale ou secondaire. Toutes les classes d’âges sont représentées.

Chez MISSIONS-CADRES, le portage salarial séduit une frange spécifique de jeunes actifs : les diplômés des métiers du web, de la communication et de l’interprétation.

Ces jeunes entrepreneurs choisissent le portage salarial pour la sécurité que le statut leur apporte. Le jeune créateur teste en toute liberté son projet sans mauvaise surprise fiscale et sans investissements lourds. Le consultant porté recherche lui-même sa clientèle et fixe ses prix. Son autonomie est respectée, avec en plus tous les avantages sociaux des salariés (accident, maladie, maternité, retraite, pôle emploi, CPF, …)

Un accompagnement personnalisé pour trouver ses premières missions de consulting en portage salarial

Contrairement au micro-entrepreneur souvent livré à lui-même, le créateur en portage salarial est accompagné par sa société de portage qui le conseille sur ses devis, ses contrats de prestations et sur sa démarche commerciale. Le jeune entrepreneur porté est mis en relation avec le réseau des autres professionnels en portage salarial.

Il dispose d’un conseiller dédié qu’il peut contacter pour toutes les questions relatives à son activité de portage.

Le portage salarial facilite-t-il l’employabilité des jeunes diplômés ?

Le portage salarial est une carte à jouer dans plusieurs cas de figure. Le statut est adapté à une certaine catégorie de jeunes diplômés : généralement bac + 3 à +5 dans le marketing, la communication, la formation, les métiers du web, certains profils techniques, l’interprétation et la traduction.

Le portage salarial permet à un jeune diplômé de concrétiser une occasion de réaliser une mission pour une entreprise, en lui permettant d’avoir un statut professionnel sous 48h.

Pour Xavier F., jeune web master anciennement porté par MISSIONS-CADRES : « J’étais en contact à la fin de mon cursus avec deux sociétés et un porteur de projet qui souhaitaient refaire ou réaliser leur site web. Deux propositions fermes se sont très rapidement concrétisées. Il fallait que je trouve vite un statut pour ne pas laisser passer ma chance. C’est une amie de ma mère, consultante en portage salarial qui m’a parlé des avantages de ce statut. Du coup, je me suis inscrit et j’ai pu réaliser ces deux missions en étant mieux payé que si j’avais été salarié débutant dans une agence. Ces deux premières expériences m’ont permis par la suite de décrocher un emploi. Mais je sais déjà que je ne veux pas rester plus de trois ans en entreprise. Je préfère l’autonomie et gérer moi-même mon activité. Et avec le portage salarial, c’est vraiment très facile de passer d’un statut à l’autre. »

Le portage salarial peut être une option pour ouvrir les négociations avec une société qui est intéressée par un profil mais ne souhaite pas ou ne peux pas embaucher. Le jeune diplômé peut proposer l’alternative du portage salarial le temps d’une mission plus ou moins longue. Ce qui permet à l’entreprise de pouvoir prendre le temps de la réflexion tout en bénéficiant des compétences qu’elle n’a pas en interne. Dans ce cas là, le jeune signera un CCD en portage salarial avec sa société le temps de sa mission.

Enfin, le portage salarial est particulièrement adapté pour des métiers où les professionnels travaillent en général comme indépendants car peu de sociétés embauchent dans le secteur : c’est le cas de la formation professionnelle et de l’interprétation. Dans ces deux secteurs, ils travaillent généralement comme sous-traitants ou comme prestataires indépendants.


Le savez-vous ?

En 2014, 24% des entreprises ont été créées par des jeunes de moins de 30 ans dont 8% par des jeunes de moins de 25 ans. Au moment de la création, 17% étaient étudiants, 41% étaient salariés, 27% étaient chômeurs, 9% sans activité et 6% indépendants.

Retrouvez la synthèse et l’infographie de l’Observatoire de la création d’entreprise des moins de 30 ans, réalisée par l’AFE.


Illustration : © alfa27 - Fotolia

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